Tunis – Le bureau exécutif de la Fédération générale des technologies de l’information et des services, ainsi que les syndicats de base de l’entreprise Concentrix et le département du secteur privé dépendant de l’Ugtt, ont annoncé, dans un communiqué adressé aujourd’hui mardi 21 juillet à l’ensemble des travailleurs, travailleuses, syndicalistes et à l’opinion publique, être parvenus avec la direction à un accord comprenant :
– L’augmentation des salaires pour l’ensemble des travailleurs et travailleuses de l’entreprise
– La revalorisation des tickets-repas
– La revalorisation de la prime du mois de Ramadan
– La revalorisation de la prime de présence
– La création d’une prime d’accueil pour les nouveaux employés
– La création d’une prime d’excellence
Le bureau a ajouté qu’en contrepartie, la grève qui devait être menée le même jour a été annulée.

———-
La C.A.R de Gabès dénonce la dégradation du pouvoir d’achat et la hausse du coût de la vie
Gabès – La Commission Administrative de l’Union régionale du travail de Gabès a affirmé, lors de sa réunion périodique tenue le samedi 18 juillet 2026 sous la présidence du camarade Salah Ben Hamed, secrétaire général adjoint de l’Ugtt chargé des biens de l’Union et de l’économie sociale et solidaire, son attachement au droit syndical garanti par la Constitution et son rejet de toutes les formes d’entrave et d’intimidation visant l’action syndicale et les structures de l’Union,estimant que cela représente une violation des droits légitimes des travailleurs. La C.A.R de Gabès dénonce la dégradation continue du pouvoir d’achat et la hausse du coût de la vie
Choix politiques et économiques erronés
Au niveau national, la Commission Administrative Régionale a exprimé son refus de faire porter aux travailleurs les conséquences de la crise économique que traverse le pays, estimant que celle-ci résulte de choix politiques et économiques erronés. Elle a également dénoncé la dégradation continue du pouvoir d’achat et la hausse du coût de la vie, et a critiqué le désengagement dans l’application des accords conclus et de non-respect de la législation du travail, mettant en garde contre les répercussions de cette pratique sur la paix sociale.
Au niveau régional, la C.A.R a réitéré son soutien aux revendications des habitants de Gabès pour un environnement sain et une vie digne, tenant les autorités responsables de ce qu’elle estime etre un échec à trouver des solutions aux dossiers environnementaux et de développement. Elle a également souligné la nécessité de concrétiser les projets de développement annoncés, de développer les infrastructures et de traiter l’aggravation du chômage, en adéquation avec les potentialités naturelles et industrielles dont regorge la région.
Resserrer les rangs autour de l’Ugtt
La Commission a par ailleurs exprimé son insatisfaction quant au montant de l’augmentation générale des salaires décidée de manière unilatérale, ainsi qu’à la privation des salariés du secteur privé des augmentations au titre de l’année 2025, appelant les autorités nationales et régionales à accélérer la réalisation des projets à l’arrêt, à créer un pôle sanitaire développé et à moderniser les hôpitaux locaux.
En clôture de ses travaux, la Commission administrative a appelé l’ensemble des syndicalistes et des travailleurs de la région de Gabès à resserrer les rangs et à se rallier autour de l’Union générale tunisienne du travail, affirmant sa disposition à mener diverses formes de lutte légitime pour défendre la dignité des travailleurs et l’indépendance de l’action syndicale.

Violences faites aux médecins : le syndicat déplore la léthargie des autorités
Monastir – Le syndicat général des médecins, pharmaciens et médecins-dentistes hospitalo-universitaires, dépendant de l’Ugtt, a révélé que la série de violences exercées contre les professionnels de la santé à l’hôpital universitaire Fattouma Bourguiba de Monastir se poursuit à un rythme accéléré.
Il a souligné, dans un communiqué, que cette vague de violence a mis en évidence le silence complice de l’autorité de tutelle et de la direction de l’hôpital, ainsi que leur incapacité à trouver des solutions garantissant la protection de leurs administrés.
Une nouvelle victime
Il a rappelé que les blessures de leur collègue le Dr Helmi Tabka n’étaient pas encore cicatrisées lorsque leur collègue, médecin résidente au service d’anesthésie-réanimation chirurgicale, a été victime dimanche dernier d’une agression physique flagrante, pendant sa garde, de la part d’accompagnants de patients ayant fait irruption dans l’enceinte du service pour rendre visite à un malade. Son seul tort a été d’essayer de les en empêcher afin de préserver la sécurité des patients hospitalisés, ce qui lui a valu des ecchymoses et des égratignures sur le corps, ainsi qu’une humiliation et de graves préjudices psychologiques.
Le syndicat a précisé que, malgré le sit-in de protestation et la marche pacifique organisés par les professionnels de la santé de l’hôpital depuis le 6 juillet 2026, l’autorité de tutelle et la direction de l’hôpital n’ont engagé aucun dialogue pour trouver des solutions garantissant la protection des cadres médicaux et paramédicaux.
Elles ont plutôt misé, comme tout le monde s’y attendait, sur le facteur temps censé faire oublier l’agression subie par leur collègue. Le syndicat a souligné que ce pari a échoué, face à la répétition des agressions à un rythme similaire.
Soutien inconditionnel
Le syndicat général des médecins, pharmaciens et médecins-dentistes hospitalo-universitaires a déclaré son soutien inconditionnel à la médecin résidente victime de cet acte de violence, et a dénoncé l’incapacité de l’autorité de tutelle et de la direction de l’hôpital à protéger leurs administrés dans l’exercice de leurs fonctions professionnelles.
Le syndicat a tenu l’autorité de tutelle et la direction de l’hôpital pour entièrement responsables de la répétition des actes de violence exercés contre les professionnels de la santé à l’hôpital universitaire Fattouma Bourguiba de Monastir, appelant tous les professionnels de la santé à s’unir pour revendiquer leur protection contre la violence dont ils sont victimes dans l’exercice de leur devoir professionnel.

